VIVE LA SECU ...La vague qui secoue les retraités , les pensionnés, et le pays

Publié le par André GIRAUD

Extraits de plusieurs articles de l'Humanité du 22 décembre 2016

Le sursaut gagne du terrain, un médecin généraliste de la région parisienne dit après les annonces de François Fillon " Toute la semaine des patients m'en ont parlé,  "Les retraités étaient les plus inquiets" .

Dans son cabinet ce médecin reçoit beaucoup d'ouvriers, d'employés dont les revenus ne suffisent plus, ils  déclarent " L'accès aux soins est dégradé, l'attente pour obtenir des rendez-vous s'allonge avec les spécialistes, les médecins généralistes trop peu nombreux.Même SOS Médecins refuse des patients. A l'hôpital ce sont les soignants qui sont dans un état de stress incroyable, le système est de plus en plus déshumanisé.

Un sondage très large de 18 000 personne, réalisé par IPSOS-SOPRA-STERLA pour le centre de recherches de Sciences-Po, et publié dans Le Monde du 15 décembre, place la Sécurité Sociale en tête des "notions" auxquelles les Français sont attachés avec 71 % d'opinions positives devant les services publics (52 % en seconde position).

Les électeurs de droite et du centre se montrent tout aussi hostiles que le reste de la population, puisque seuls 10 % de celle-ci jugent les propositions de l'ancien premier ministre acceptables.

La population est attachée à l'universalité , 91 % des Français craignent de payer plus cher.

Le député Nicolas Sensu, en charge avec Jacqueline Fraysse cardiologue et députée de suivre la protection sociale au Front de Gauche "On fait une République de comptables, pas une République sociale avec un coût plus élevé".

André Grimaldi Professeur émérite au CHU de la Pitié Salpétrière, à l'origine d'une pétition avec 200 professionnels de la santé, rencontre un succès fulgurant avec 200 000 signatures en quelques jours, il déclare :

" La Sécurité Sociale est un élément fort du pacte social français qui rassemble les Français.

Les besoins de 1945 ne sont plus les besoins d'aujourd'hui. À l'époque il s'agissait pour résumer de garantir des revenus à chacun via les indemnités journalières, ce n'était pas la greffe cardiaque ou rénale. Avec la Sécurité Sociale vous payez en fonction de vos moyens et vous recevez en fonction de vos besoins. Mais ce ne sont pas des besoins  personnellement décidés, ce sont des besoins médicalement validés et socialement acceptés.C'est un choix de Société. La décision de François Fillon en 2011 par exemple, de ne plus rembourser l'hypertension artérielle sévère à 100 % provoquera, on le sait plus de maladies graves.

Pour ma part (c'est toujours le Professeur Grimaldi qui s'exprime) je propose : remboursons à 100 % l'hypertension artérielle plutôt que par exemple, l'homéopathie et autres cures thermales à prendre en charge par les complémentaires. On peut aussi augmenter les recettes, ce que François Fillon et d'autres oublient de dire.

La journaliste pose la question suivante au Professeur André Grimaldi :

Puisque François Fillon à gommer sa proposition pourrait-il signer votre pétition ?

André Grimaldi répond : Je m'en féliciterais. Ce serait un tournant dans la politique qu'un candidat à une élection dise "je me suis trompé" . Mais François Fillon ne dit pas cela parce qu'il n'a en réalité pas reculé, il a opéré un repli tactique. D'ailleurs lui même dit qu'on l'a mal compris ou que l'on caricaturé sa position. Cela ne peut pas nous satisfaire, d'autant qu'il faudrait aller dans le sens inverse de son programme de santé, c'est à dire diminuer la place des complémentaires pour revaloriser celle de la Sécurité sociale.