La C.V.A. ou la T.V.A.

Publié le par CARRU

Valeur ajoutée = Accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services en provenance des « tiers » dans l’exercice de ses activités professionnelles courantes.
 
Définition très facile, très simple, très limpide
en cuisine : en ajoutant du lait aux œufs on fait une crème qui a une valeur gustative et nutritive que les œufs seuls n’ont pas.
en mécanique :en enrichissant le moteur à explosion de nombreux accessoires dont une carrosserie et des roues, on peut se déplacer ; alors que le moteur seul ne peut le faire
 
Je demande à tous les lecteurs de bien vouloir m’excuser de ces exemples simplistes qui permettent de démystifier la suite de l’exposé.
 
En effet, pour certains économistes « rendre cotisable la valeur ajoutée des entreprises» est présentée comme une énorme complication et comprend de nombreux inconvénients. 
 
Ce point de vue permet de mettre dans le fond du placard cette solution qui améliorerait considérablement la protection sociale de nos concitoyens car la
                            Contribution sur la Valeur Ajoutée
remet en cause la fameuse répartition des richesses produites tellement discutée par de nombreux spécialistes, économistes, sociologues, politiques, syndicalistes. Actuellement, c’est un problème majeur de la France, c’est-à-dire un pays à bas salaire : 40 % des salariés gagnent moins de
1,3 SMIC (1664 euros brut, 1300 euros net) .
Il faut donc absolument augmenter les salaires et surtout ne pas se lancer vers l’aléatoire, comme attribuer des stock-options soumis aux aléas boursiers.
 
La Contribution sur la Valeur Ajoutée est une nouvelle conception de la gestion des entreprises qui abaissera la part des bénéfices à distribuer aux actionnaires, variable selon les types d’entreprises, mais encore beaucoup plus élevée que celle obtenue par les sociétés il y a quelques décennies. En effet, dans les exemples d’un article d’Actualité Retraite, les taux de rentabilité seront de 16 % pour une entreprise industrielle, 10 % pour l’entreprise de main d’œuvre et 28 % pour les entreprises importatrices.
 
 
Pourquoi rechercher d’autres principes ? Parce que les systèmes de production et la mondialisation des échanges ont modifié considérablement les données du problème de détermination des recettes nécessaires à la protection de la population contre les risques des pandémies comme le Sida, de la lutte contre les drogues et de permettre au plus grand nombre de vivre plus longtemps en bonne santé.
 
Par ailleurs, il faut conserver, renforcer et développer le système de la retraite par répartition.
Pour cela, ,il faut faciliter la consommation intérieure en augmentant les salaires et les pensions au même rythme. Il faut également intégrer toutes les rémunérations dans les bases de calcul pour déterminer les cotisations sociales.
 
Il est important de défendre ces nouveaux principes car des propositions nombreuses existent, relatives aux augmentations de la Taxe sur la Valeur Ajoutée dont les conséquences sur les prix seraient inévitables, même si la hausse du taux viendrait compenser une exonération supplémentaire de charges patronales basées sur les salaires ; l’autre proposition concerne un e augmentation de la Contribution Sociale Généralisée
 
Qui paie la TVA ? Le dernier de la chaîne de transformation des produits ou le consommateur, c’est-à-dire vous et moi.
 
Qui paie la CSG ? Les salariés, les retraités, les bénéficiaires des revenus mobiliers.
 
Qui profite d’une baisse des cotisations patronales ? Les employeurs.
 
En conclusion
Réussir les équilibres financiers de la Sécurité sociale, de l’UNEDIC, de l’ARRCO, de l’AGIRC .
Réduire le taux de chômage par l’augmentation de la production à l’aide de l’augmentation de la consommation interne et des exportations.
 
Reportez-vous à l’article d’Actualité Retraite n° 68 : « Rendre cotisable la Valeur ajoutée »
 
Part des salaires dans la Valeur ajoutée :
(source : comptes nationaux de 1982 à 2000, ensuite prévisions OFCE)
 
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